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Un PIG pour un ciment spécifique !

génie béton calcia

 

Carrières, sur quoi s’appuie le Préfet ?

 

Un dossier polluant, une cimenterie d’un âge avancé, mais un ciment spécifique !

Ce qu’il faut savoir : Sur quoi repose l’utilité de production de l’usine de Gargenville ?

Le calcaire de Guitrancourt, de bonne qualité, procure un ciment Calcia particulier, le CEM III/A 52,5 L L H CE PM-ES-CP1 NF, qui est fabriqué dans l’usine de Gargenville.

Sa haute résistance permet des réalisations techniques, notamment dans le domaine des agressions chimiques.

Pourquoi le choix de la dernière cimenterie d’Ile de France à Gargenville :

Hormis la proximité de Paris et sa banlieue, la A 13, la Seine, il y a forcément la spécificité d’un ciment très technique, qui fournit un excellent matériau pour les besoins de la région Parisienne.

A la base de ce matériau de pointe, le principe de sa fabrication repose sur le système d’un transport du calcaire par convoyeur à bande, ce qui supprime tout déplacement visuel beaucoup plus coûteux, notamment inquiétant pour les populations (ce que nous avions auparavant vécu avec le transport des camions « Simon »).

La qualité du calcaire n’est pas uniquement exceptionnelle sur le périmètre déterminé de Breuil-Guitrancourt, elle est même ordinaire dans la région à des profondeurs identiques, d’autres études l’ont démontré, mais l’approvisionnement vers l’usine n’offrirait plus les mêmes avantages que le transporteur à bande qui a été mis en service le 31 juillet 1966.

Il y a 1/2 siècle, les hommes ont pensé à exploiter le calcaire du Vexin par la facilité d’un convoyeur à bande, mais à cette époque, ils n’ont pas mesuré l’impact des pollutions sur la planète, ni l’évolution des regards sur la qualité de vie d’une superbe région, qui par la suite a été reconnue par décret en 1995, Parc Régional du Vexin Français.

En 5 décennies, les mentalités ont radicalement changé, de nos jours, la qualité de vie à davantage de valeur que le calcaire de Guitrancourt.

Suivant le nouveau principe du respect de l’environnement, ce n’est plus aux populations à s’adapter pour subir ce mode d’exploitation des années 60, mais à l’industriel, qui doit pouvoir innover sur d’autres territoires par d’autres procédés dans un état d’esprit de progrès humanitaire.

Cette dimension des années 60 est désormais révolue, nous sommes dans la pensée d’un autre niveau de vie, d’une autre qualité de vie à atteindre, notamment par le fait d’un refus à Gargenville des 350 000 tonnes de CO2/an, de particules fines: cobalt, plomb, mercure, zinc, etc. 

 

L’enjeu du PIG : Un ciment spécifique contre le droit à la santé et le respect de l’environnement ?

 

Débuté en 2011, ce chantier d’envergure de 30 hectares, prévoit d’optimiser le traitement des eaux usées grâce à des innovations technologiques de pointe.

 

Ciments Calcia, filiale française du Groupe Italcementi, a fourni le ciment spécifique à la conception d’un béton offrant une résistance accrue aux agressions chimiques.

Pour la réalisation de ce projet intervenant dans un environnement chargé d’histoire, le Président du Syndicat Mixte d’Assainissement de la Région Ouest de Versailles (SMAROV) Daniel Higoin a fait appel aux compétences des architectes Luc Weizmann et Xavier Constant du Cabinet LWA, à l’expertise de VINCI Construction France et du bétonnier Qualibéton. La mise en service de cette nouvelle station est prévue pour 2015.

 

Un béton aux propriétés techniques incomparables

Le rôle du béton, et par conséquent du ciment, dans la construction d’ouvrages tels que les stations d’épuration s’avère primordial. Ce matériau doit offrir une excellente résistance mécanique assortie d’une parfaite durabilité en milieu aqueux, notamment lorsque l’eau est chargée en alcalins particulièrement corrosifs.

Dans un environnement agressif, la formulation d’un béton ad hoc s’impose, de même qu’une mise en œuvre précise et soignée,  permettant d’éliminer tout risque de fissuration. Ainsi, le béton utilisé pour l’aménagement des bassins de décantation et toute autre structure intervenant dans le traitement des eaux usées doit impérativement être de classe PM-ES, ingélif et donc hautement résistant aux agressions chimiques.

Destiné tout particulièrement aux travaux en béton en milieux humides ou dans des environnements agressifs, le ciment CEM III/A 52,5 L LH CE PM-ES-CP1 NF de Gargenville produit par Ciments Calcia affiche une classe de résistance qui autorise également une mise en œuvre en superstructure. Soulignons que la teinte claire de ce ciment est très appréciée pour son apport dans la valorisation des ouvrages architectoniques.

Autre référence prestigieuse, i.light a également séduit l’architecte Richard Meier pour la réalisation du design intérieur d’i.lab, le laboratoire de recherche et d’innovation d’Italcementi Group situé à Bergame (Italie).

Pascal Meusnier, responsable marché BTP Île-de-France Ciments Calcia a préconisé ce ciment : « Avec notre partenaire Qualibéton, nous avons opté pour le ciment CEM III/A 52,5 L LH CE PM-ES-CP1 NF de Gargenville.

Ce ciment constitue en effet la réponse technique la plus adaptée à la formulation spécifique des 40.000 m3 de béton nécessaires à cette opération.

Parallèlement, ce chantier imposait une production optimisée rendue possible grâce à deux unités de production installées par Qualibéton sur le site, offrant ainsi une capacité de 100 m3/heure.

En outre, la proximité de l’usine de Gargenville par rapport au chantier représente un atout incontestable en termes d’approvisionnement. »

Un peu d’histoire…

Construit à l’époque de la construction du prestigieux Château de Versailles, le réseau d’assainissement repose sur des infrastructures très anciennes. En effet, les deux collecteurs principaux (Versailles utilitaires Nord et Sud) construits sous le parc de Versailles remontent respectivement aux XVIIe et XVIIIe siècles (égouts Saint-Louis et égouts Notre-Dame), et convergent tous deux vers le vaste bassin de décantation du Carré Réunion avant de rejoindre le ru de Gally.

Conçu en 1740, le lieu-dit “Le Carré de Réunion” permet alors de rassembler les eaux usées de Versailles. La première station d’épuration construite 200 ans plus tard entre 1947 et 1951 sur la plaine de Versailles s’installe alors sur le site de l’ancien bassin du Carré de Réunion. Pour anticiper la croissance démographique de la région, le site connaît une première extension entre 1964 et 1965. Puis entre 1988 et 1995, une restructuration anticipe la Loi sur l’Eau de 1992 qui impose de nouvelles normes en termes de rejets des eaux usées dans l’environnement.

Un chantier aux multiples enjeux

Situé sur un lieu chargé d’histoire, le projet de réaménagement de ce site doit prendre en compte de nombreux enjeux liés à la proximité du château et à son environnement classé. Dans ce cadre, le SMAROV a dû opter pour des orientations fortes, permettant de contourner les contraintes environnementales tout en construisant des installations performantes. Ainsi, ce chantier impressionnant entend répondre à de réels besoins territoriaux et environnementaux, tels que :

  • l’amélioration des performances du traitement des eaux usées en conformité avec la Directive Européenne sur les Eaux Résiduaires Urbaines (DERU) et la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) ;

    • l’augmentation de la capacité de traitement de l’usine afin de répondre aux enjeux démographiques et environnementaux ;

  • la réduction des nuisances liées à l’activité afin de préserver le cadre de vie des habitants riverains.

Afin d’assurer la mise aux normes de la station selon les exigences imposées par la DERU et la DCE, le SMAROV mise sur une optimisation des traitements grâce à des innovations techniques permettant une dépollution des eaux plus efficace et un traitement performant des boues.Ainsi, l’extension de 160.000 m2 intègre l’aménagement des installations suivantes :

  • la réalisation d’un bassin d’orage enterré de 16.000 m3 permettant de maîtriser les flux excédentaires et de dépolluer les eaux de pluies les plus fréquentes et les plus chargées ;

 

  •  la construction d’un bâtiment de traitement biologique utilisant la technique membranaire, un procédé d’ultrafiltration équipé de 135.000 m2 de membranes garantissant la qualité des eaux rejetées dans le ru de Gally ;

 

  • la réhabilitation des installations de digestion des boues avec la mise en place d’un équipement de cogénération alimenté par le biogaz, énergie verte produite par la digestion. L’électricité produite sera revendue sur le réseau public permettant ainsi au SMAROV de réduire sa facture énergétique ;

 

  • la construction d’un nouveau bâtiment de traitement des boues par séchage thermique, réduisant ainsi la quantité de boues produites tout en améliorant leur hygiénisation. Le bâtiment intégrera également le traitement des sous-produits de l’épuration (sables et graisses) de même que ceux issus du curage du réseau d’assainissement ;

 

  • l’optimisation de la gestion de l’arrivée des eaux brutes (eaux usées et eaux pluviales) sur la station et les aménagements nécessaires à la mise hors crue de la station en cas de pluies exceptionnelles.

La réhabilitation de la station intègre également un modèle d’éco-conception visant “zéro nuisance” et une certaine maîtrise énergétique, s’inscrivant au sein d’une démarche de développement durable et respectant les critères du label HQE®.

Dans ce sens, l’ensemble des bâtiments susceptibles de générer de mauvaises odeurs sont couverts et enterrés. Une partie des eaux traitées sera recyclée pour l’arrosage et le nettoyage du site.

L’utilisation de procédés basse température et la production d’électricité via la récupération du biogaz produit par le traitement des boues prévoit une réduction notable de la consommation énergétique.

Enfin, la consommation de réactifs chimiques est considérablement diminuée au profit de traitements membranaires.

Opérationnelle dès 2015, l’usine doit assurer un traitement complet des eaux usées et pluviales interceptées avec un débit de pointe de 6.000 m3/h. La capacité de traitement devrait atteindre 215.000 équivalent/habitants/jour par temps sec et 340.000 équivalent/habitants/jour par temps de pluie.

 

 

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