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La justice annule l’élection de Pierre Bédier (Opievoy)

Bédier affaire Opiévoy

Le JOURNAL des deux rives par | 6 jan­vier 2021 | Poli­tique, Socié­té

Pierre Bédier, pré­sident du Conseil dépar­te­men­tal des Yvelines, à Chanteloup-les-Vignes en octobre 2020. (J2R)

Affaire OPIEVOY : David l’emporte contre Goliath

par | 6 jan­vier 2021 | Poli­tique, Socié­té

La jus­tice admi­nis­tra­tive a défi­ni­ti­ve­ment annu­lé, le 5 jan­vier 2021, l’é­lec­tion de Pierre Bédier à la tête de l’O­PIE­VOY en 2015. Grâce à la téna­ci­té de Rodolphe Jacot­tin, un des repré­sen­tants élus des loca­taires au conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de cet office HLM, le « Goliath » des Yvelines semble plus affai­bli que jamais.

« Par un juge­ment du tri­bu­nal de grande ins­tance de Paris du 12 décembre 2006, M. Pierre Bédier a été recon­nu cou­pable de recel d’a­bus de biens sociaux et de cor­rup­tion pas­sive et condam­né à une peine de dix-huit mois d’emprisonnement avec sur­sis et 50 000 euros d’a­mende ain­si qu’à la pri­va­tion de tous ses droits civiques et civils pen­dant une durée de trois ans. Cette condam­na­tion a été confir­mée par un arrêt de la cour d’ap­pel de Paris du 16 mai 2008… [et] deve­nu défi­ni­tif à la suite du rejet le 20 mai 2009 du pour­voi for­mé devant la Cour de cas­sa­tion. » C’est la source des pro­blèmes de Pierre Bédier, puis­sant homme poli­tique des Yvelines depuis trente ans.

Il se croit tel­le­ment puis­sant, le « Goliath » des Yvelines, qu’il a affir­mé, le 11 juin 2020, devant l’as­sem­blée des élus de la Com­mu­nau­té urbaine Grand Paris Seine & Oise, que « les déci­sions de jus­tice ne seront jamais, de [son] point de vue, supé­rieures aux déci­sions poli­tiques ».

Tout son édi­fice poli­tique et son cor­pus idéo­lo­gique sont ébran­lés par le tra­vail d’or­fèvre de Rodolphe Jacot­tin, qui avait adres­sé un cour­rier au pro­cu­reur de la Répu­blique en 2015 : c’é­tait pour dénon­cer l’in­com­pa­ti­bi­li­té de M. Bédier avec la fonc­tion de pré­sident d’un orga­nisme public de loge­ment social, OPIEVOY. S’en­sui­vit une cas­cade de pro­cès et des séquences juri­diques. Le résul­tat a été pro­bant avec l’ar­rêt du 5 jan­vier 2021 : « un man­que­ment à l’in­té­gri­té et la mora­li­té et sont ain­si incom­pa­tibles avec les garan­ties exi­gées pour sié­ger au sein d’un conseil d’ad­mi­nis­tra­tion d’un office public d’ha­bi­tat, et de nature à jus­ti­fier l’in­ter­dic­tion posée par les dis­po­si­tions pré­ci­tées de l’ar­ticle L.243 – 1 du code de la construc­tion et de l’ha­bi­ta­tion… ».

Mal­gré les ten­ta­tives de jouer la montre et d’u­ti­li­ser un nou­veau moyen juri­dique, la QPC (ques­tion prio­ri­taire de Consti­tu­tion)(1) pour noyer le poi­son, le « Goliath » des Yvelines est face à son des­tin. Certes, l’ar­rêt du 5 jan­vier 2021 n’au­ra pas d’in­ci­dence sur le fonc­tion­ne­ment de l’of­fice HLM car il est deve­nu la Socié­té ano­nyme Les Rési­dences Yvelines Essonne, pré­si­dée par le même Pierre Bédier ; tou­te­fois, nous devrions nous inter­ro­ger sur la fonc­tion­ne­ment de nos ins­ti­tu­tions et sur le carac­tère, qui devrait être exem­plaire, du com­por­te­ment de nos élus.

Cepen­dant, deux points sus­citent des ques­tions :
— Cet arrêt est-il trans­po­sable à la situa­tion de la socié­té ano­nyme Les Rési­dences Yvelines Essonne que pré­side M. Bédier ?
— Cette ana­lyse ne devrait elle pas s’appliquer à la pré­si­dence de plu­sieurs autres struc­tures, telles que l’E­ta­blis­se­ment d’a­mé­na­ge­ment de la Seine Aval (EPAMSA) et, même, le Conseil dépar­te­men­tal des Yvelines ?

Le fonc­tion­ne­ment de nos ins­ti­tu­tions devrait repo­ser sur trois piliers : l’exécutif, le légis­la­tif et le judi­ciaire. Depuis long­temps des citoyens comme Rodolphe Jacot­tin lancent des alertes qui sont par­fois sui­vi d’ef­fets. Cette fois-ci, la déli­bé­ra­tion du 15 sep­tembre 2015 du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de l’O­PIE­VOY dési­gnant Pierre Bédier comme pré­sident est annu­lé. L’é­tat de droit joue son rôle, avec l’af­fir­ma­tion que per­sonne n’est au-des­sus de la loi.

L’an­cien juge Renaud Van Ruym­beke a pré­sen­té son livre, le 5 jan­vier 2021, lors de l’é­mis­sion mati­nale de France inter : dans cet ouvrage, il a témoi­gné de son expé­rience et por­té une ana­lyse sur l’é­vo­lu­tion des rap­ports entre les « puis­sants » et les citoyens car « la jus­tice a été modi­fiée en pro­fon­deur. On est par­ti d’une jus­tice sou­mise à une jus­tice beau­coup plus libé­rée, même si tout n’est pas acquis. Quand on est por­té par des idéaux, des idées de jus­tice, de doute, d’équité, d’indépendance, elles finissent tou­jours par l’emporter. »(2)

Voi­là pour­quoi le « David » Jacot­tin l’a empor­té sur le « Goliath » des Yvelines.

 

 

Par Claude Cécile Publié le

Yvelines. La justice annule définitivement l’élection de Pierre Bédier à la tête de l’Opievoy

Pierre Bédier ne présentait pas les garanties de moralité nécessaires pour présider l’office HLM. L’arrêt de la cour d’appel de Versailles met un terme à 5 années de procédure.

Bédier recule

La cour d’appel a tranché : Pierre Bédier n’aurait pas dû présider l’Opievoy. (©Patrick Auffret.)

Pierre Bédier ne pouvait être élu président du conseil d’administration de l’Opievoy en 2015. C’est ce que vient de dire la cour d’appel de Versailles (Yvelines) dans un arrêt du 5 janvier 2021.

Compte tenu de la condamnation de l’ancien maire de Mantes-la-Jolie dans l’affaire Delfau, celui-ci ne présentait pas les garanties de « moralité » nécessaires pour prétendre à une telle fonction, estime le tribunal. Et peu importe que cet office HLM ait été dissous depuis.

Avec ce jugement, c’est une victoire définitive que vient d’obtenir Rodolphe Jacottin, un représentant élu des locataires au CA de l’Opievoy.

Son combat aura été de longue haleine. En 2017, le tribunal administratif puis la cour d’appel lui avaient donné tort. Il avait formé un pourvoi – victorieux – devant le Conseil d’État. La plus haute juridiction administrative avait renvoyé l’affaire devant la cour d’appel, qui vient donc d’annuler la délibération désignant Pierre Bédier président de l’Opievoy.

Demande de QPC rejetée

La Fédération nationale des offices publics de l’habitat, représentant le liquidateur de l’Opievoy, demandait à la cour d’appel de transmettre au Conseil d’État une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) portant sur la conformité à la Constitution de deux articles du code de la construction et de l’habitation, tels qu’ils sont interprétés par le Conseil d’État. Ces articles prévoient que les membres du conseil d’administration d’un organisme d’habitations à loyer modéré doivent présenter « les garanties d’intégrité et de moralité indispensables à l’exercice des fonctions d’administration, de gestion et de direction de ces organismes ».

Pour la Fédération nationale des offices publics de l’habitat, cette interprétation « donne lieu à une exclusion automatique et perpétuelle de l’accès » au conseil d’administration d’un OPHLM, « ce qui est contraire au principe d’égalité [d’accès] aux emplois publics ». Elle arguait que les articles de ce code « ont un caractère répressif et sont contraires au principe d’individualisation des peines ». Sur ce dernier point, la cour d’appel – qui ne transmet pas la QPC au Conseil d’État, l’estimant dénuée de caractère sérieux – répond que les dispositions du code de la construction ont un caractère préventif et non répressif.

« Manquement à l’intégrité »

Et sur le cas d’espèce, les attendus de la cour d’appel sont cinglants : « Les faits reprochés [à Pierre Bédier] dans le cadre d’attributions des marchés de nettoyage de la ville de Mantes-la-Jolie, dont il était maire, révèlent un manquement à l’intégrité et la moralité et sont ainsi incompatibles avec les garanties exigées pour siéger au sein d’un conseil d’administration d’un office public d’habitat ».

Si l’arrêt du 5 janvier n’a pas de conséquence pratique pour l’Opievoy du fait de sa disparition, surgit une question qui ne manquera pas d’être débattue : le raisonnement de la cour d’appel est-il transposable à la situation de la société anonyme Les Résidences Yvelines Essonne que préside aujourd’hui Pierre Bédier .

 

 

 

Enquête  27/06/2016

Yvelines: Pierre Bédier, le tonton flingueur

Revenu au premier plan après ses déboires judiciaires, le président du conseil départemental a mis son réseau de fidèles et son redoutable sens tactique au service de sa vision du territoire et… de ses ambitions.

Entré en politique dans les années 1980, Pierre Bédier a su, à Mantes-la-Jolie comme dans tout le département, se constituer un important réseau de fidèles.

Entré en politique dans les années 1980, Pierre Bédier a su, à Mantes-la-Jolie comme dans tout le département, se constituer un important réseau de fidèles.

Entré en politique dans les années 1980, Pierre Bédier a su, à Mantes-la-Jolie comme dans tout le département, se constituer un important réseau de fidèles.

ÉRIC GARAULT/PASCOANDCO POUR L’EXPRESS

A Versailles, ce jour-là, on célèbre l’union sacrée contre le chômage. Dans le salon des Aigles de l’hôtel du département, Pierre Bédier renouvelle avec Pôle emploi et divers organismes la convention Activit’Y, qui oeuvre à mieux insérer les demandeurs d’emploi. La cérémonie achevée, le président (LR) du conseil départemental des Yvelines déambule parmi l’assistance, un verre à la main. Attrapant par le bras le préfet Serge Morvan, il serre ce dernier contre lui. Entre l’élu de droite et le haut fonctionnaire marqué à gauche, le ton est badin, presque rigolard.

« Tous les jours, s’esclaffe le politique, je lui fais payer sa décision de réduire de 90% la dotation de fonctionnement des Yvelines, prise lorsqu’il était directeur général des collectivités locales au ministère de l’Intérieur. » Du pur Bédier, chaleureux mais incapable de retenir un coup de griffe. Charmeur et brutal tout à la fois. « Cela le décrit assez bien », sourit la présidente (LR) de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, elle aussi élue des Yvelines.

NOTRE DOSSIER >> Yvelines

Attirer des investisseurs chinois pour réindustrialiser la Vallée de la Seine ou déployer le très haut débit numérique, tout semble vital à ses yeux. Même la gauche, qui lui reproche volontiers de mener une politique de droite en matière d’action sociale ou culturelle, sait lui reconnaître une vision personnelle du territoire. Qu’il s’agisse de l’opération Seine Aval ou de la fusion avec les Hauts-de-Seine, Pierre Bédier ne manque jamais d’ambition pour façonner les Yvelines de demain.

« Il a la chance de voir plus loin que le bout de son nez », apprécie son alter ego du 92, Patrick Devedjian. Cela n’empêche pas quelques sorties de route, comme le projet de circuit de Formule 1 à Flins, qui a laissé dans son sillage une ardoise de 9 millions d’euros.

Depuis ses débuts de jeune militant RPR à Poissy, dans les années 1980, l’élu, doté d’un évident charisme, a tissé un vaste réseau d’amitiés et de fidélités parmi le personnel politique du département. « Il a constitué un clan en distribuant les postes, y compris ses propres mandats. Cela lui vaut la reconnaissance des siens », estime la députée socialiste Françoise Descamps-Crosnier.

Le retour au pouvoir du paria en a été grandement facilité. Le moment venu, le dévoué Michel Vialay, son successeur à la mairie de Mantes-la-Jolie, a gentiment rendu le canton qu’il gardait au chaud. En avril 2014, ce fut au tour d’Alain Schmitz d’abandonner la présidence du conseil départemental, avant d’être recasé à l’agence qui vient en aide aux communes rurales. Dans l’esprit de Pierre Bédier, il ne saurait y avoir qu’un seul patron : lui-même.

« Je suis un homme autoritaire, car sans autorité on ne peut avancer »

De sa jeunesse gaulliste ce « dominant » a gardé la culture du chef. « Il gouverne seul car le pouvoir ne se partage pas. Son cercle rapproché n’est composé que d’exécutants », déplore Yves Vandewalle, élu (LR) du canton de Maurepas, l’un des rares opposants dans une assemblée départementale dont la gauche est totalement absente depuis les élections de 2015. « Je suis un homme autoritaire car sans autorité on ne peut avancer », revendique le boss, dont les coups de gueule ne passent jamais inaperçus auprès de ses collaborateurs.

Lui-même admet ne pas savoir déléguer pas même l’écriture de ses interventions publiques, qu’il griffonne sur un bout de papier au dernier moment. « Quand il a une bonne idée sur un projet, il fonce tout seul. Ceux à qui il aurait dû confier cette tâche font contre mauvaise fortune bon coeur. Mais ils arrivent après la bataille », explique Ghislain Fournier, maire (LR) de Chatou et vice-président du conseil départemental.

De même, l’ancien secrétaire d’Etat aux programmes immobiliers de la Justice garde un pied dans son fief du Mantois, dont il ne s’est jamais éloigné, même durant sa période d’inégibilité. Outre un mandat de conseiller municipal, il a conservé une vice-présidence et le dossier développement économique à la nouvelle communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS & O). Il a aussi conseillé au président de l’intercommunalité, Philippe Tautou, maire (LR) de Verneuil-sur-Seine, le recrutement de plusieurs proches, dont son vieux complice Michel Frangville, comme directeur général des services.

Constant en amitié, le Gersois l’est aussi dans ses antipathies. « Vous êtes avec lui ou contre lui. Dans ce dernier cas, il essaie de vous casser et ce n’est jamais terminé », témoigne un élu qui cite l’exemple de l’ancien sénateur (UMP) Dominique Braye. Longtemps alliés, les deux hommes se vouent aujourd’hui une haine féroce. « Braye n’a pas supporté de tout me devoir », persifle Pierre Bédier.

Au conseil départemental, seuls quelques élus des zones rurales osent contester ses choix sur la fibre optique ou le rapprochement avec les Hauts-de-Seine. Des insoumis que le fan de Michel Audiard exécute de formules lapidaires. Christine Boutin? « Aucune vision mais une succession d’émotions. La Sarah Bernhardt des Yvelines. » Yves Vandewalle? « Etroit d’esprit. »

Les autres ténors de la droite yvelinoise, Valérie Pécresse et Gérard Larcher, se tiennent soigneusement à l’écart de ces querelles. La première a fait de la région son objectif principal. Le second « aurait pu utiliser son influence de président du Sénat pour marginaliser Pierre Bédier mais il n’avait pas envie d’entrer en conflit », analyse un observateur.

Il sait agiter la carotte des subventions départementales

Repliée dans quelques places fortes, la gauche compte les points. Roi du « donnant-donnant », l’homme fort des Yvelines sait agiter sous le nez des maires la carotte des subventions départementales. « En 2009, j’avais demandé une aide exceptionnelle pour racheter des ordinateurs après une inondation. Pierre Bédier m’a répondu avec condescendance que je l’aurais si je soutenais le projet de circuit F1. Je n’ai pas cédé », se rappelle Ghislaine Senée, maire (Europe Ecologie-Les Verts) d’Evecquemont. « Je ne prétends pas être vertueux, se défend l’intéressé. J’essaie simplement d’être efficace au service de l’intérêt général. » De quoi faire bondir ceux qui le soupçonnent de toutes sortes de vilenies…

L’élu de droite peut aussi se faire plus subtil. Ancien président (PS) de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon dépeint ainsi un partenaire de travail loyal et fiable. Mêmes relations cordiales avec le député socialiste Benoît Hamon, que Pierre Bédier dit « apprécier humainement ». Les deux hommes auraient ainsi négocié la participation des élus de gauche à l’exécutif de GPS & O. Au risque, craignent certains socialistes, de se retrouver ficelés puisque l’équipe Bédier contrôle la structure.

« Ils se sont réparti les postes de vice-présidents, et les indemnités qui vont avec, sans même élaborer un projet pour le territoire », ricane le maire (UDI) de Buchelay, Paul Martinez, candidat malheureux des anti-Bédier à la présidence de GPS & O. Le stratagème a immédiatement fonctionné: à Limay, le maire (PCF) Eric Roulot a viré trois adjoints qui critiquaient son choix. « Comment ces élus n’ont-ils pas senti le piège? » se désole l’écolo Ghislaine Senée, restée dans l’opposition. « Ma chance, c’est qu’il y a des imbéciles, sourit Pierre Bédier. Moi, je fais de la politique. »

Il ne fait même que cela. Forcément impopulaire, la hausse de 65% de la taxe sur le foncier bâti, décidée cette année, ne sert ainsi qu’à dégager des marges de manoeuvre face à la baisse des dotations de l’Etat. Même chose pour la fusion avec les Hauts-de-Seine, qui, de plus, replace les Yvelines au centre des débats franciliens. Voire nationaux, puisque le duo Devedjian-Bédier entend soutenir, parmi les candidats de la primaire des Républicains, celui ou celle qui portera la meilleure organisation territoriale pour la région parisienne.

 

 

18 thoughts on “La justice annule l’élection de Pierre Bédier (Opievoy)”

  1. Gilets Jaunes dit :

    Incontestablement, il y a là quelque chose d’extraordinairement inquiétant. Plusieurs aspects : d’une part, comment se fait-il que ce ne soit pas la justice elle-même qui ne se soit pas inquiétée dès 2015 des garanties d’intégrité et de moralité indispensables à l’exercice des fonctions d’administration, de gestion et de direction de ces organismes ? D’autre part, pourquoi un tel parcours du combattant d’un seul homme et un tel travail d’orfèvre pendant 5 années pour arriver au constat que Pierre Bédier n’aurait pas dû présider l’Opievoy ? C’est si compliqué la justice en France ? Autre chose, maintenant qu’il est reconnu au bout de 5 années qu’il n’aurait pas dû présider l’Opievoy, qu’en est-il de ses prises de décisions et ce qui en a résulté et ce qui en résulte encore à l’heure actuelle ? Par extension, qu’en est-il de ses autres présidences et plus encore de ses choix politiques et sa vision du territoire pour ne pas dire ses dictats ? Là encore la justice ne s’est pas inquiétée ? C’est une victoire définitive que vient d’obtenir un représentant des locataires, mais on en frémis, car sans l’intervention et l’obstination de ce Monsieur, qui aurait remis en cause la validité du processus ? Sans ce Monsieur, tout continuerait comme si de rien n’était ? Plus vaste encore, une traçabilité devient nécessaire sur ce qui en a découlé d’un travail de fond et de l’étaiement politique et des décisions qui vont avec un manque d’intégrité et de moralité indispensables à l’exercice de hautes fonctions de direction. Qu’en sera-t-il ?

  2. Manu dit :

    Le parcours de ce Monsieur mérite de l’Assemblée Nationale une loi pour que cela ne se reproduise plus jamais. Depuis le temps qu’il prend les gens pour des idiots et qu’il ne craint pas de se moquer ouvertement de la justice, on dirait que son triomphe et celui des LR Bédier vient d’en prendre un sacré coup. Avec son carnet d’adresses, voyons voir s’il arrive à rebondir, ce qui serait un record !

  3. Encore un apôtre du dirigisme sans le peuple dit :

    Avec le cas Pierre Bédier et plus encore avec son actuelle destitution de la présidence de l’Opievoy, voilà l’occasion de s’interroger sur le fonctionnement de la justice et sur la crise que traverse actuellement la représentation démocratique des partis politiques, fonctionnements qui hantent les esprits d’une majorité d’abstentionnistes en France. Pourquoi aller voter quand autant de phénomènes « incontrôlables » dont le malaise le plus perceptible est sous les yeux de tous en toute impunité sans réel contrôle démocratique…? Jusqu’où notre liberté de décider sera annihilée au profit de barons locaux ?

  4. Alain dit :

    Je ne suis pas un supporter de Pierre Bédier, loin s’en faut, mais comment ne pas se poser des questions sur la liberté d’action du bonhomme avec un palmarès aussi évident ? Cela veut dire que tout est possible dans le monde de la politique en France ? Si au moins ses ennuis judiciaires l’avaient poussé à la réflexion, mais nous voyons partout de sa part des dérives dogmatiques souvent d’une incroyable violence. Un exemple de bonne gérance des institutions ?

  5. DURDUR dit :

    Compte tenu de l’aplomb extraordinaire et du prestige du Monsieur, tout cela paraît logique. En plus du retour sympa du ministre en politique, dans ce sens là ça ne rigole pas, il aura une vieillesse heureuse pour services rendus à la nation.

  6. Régis dit :

    Pierre Bédier à nouveau épinglé pour présidence illicite de l’Opievoy ? Ce qui m’inquiète, c’est que sans la persévérance d’un citoyen, tout aurait continué. Quant aux autorités, elles ne se sont jamais penchées sur le problème. Tout le monde s’étonne que l’Etat puisse à ce point être aussi laxiste face à des affaires de présidences d’un gros bonnet qui préoccupe fortement l’opinion publique.

  7. Jérôme dit :

    Mantes-la-Jolie : Pierre Bédier rend hommage à l’imam M’Hamed Rabiti décédé

    Par abou

    janvier 9, 2021 13:45

    Aboubakry N’diaye – Publié le 09.01.2020, 13h45

    La communauté musulmane de Mantes-la-Jolie perd l’une de ses figures. Affaibli, l’imam M’Hamed Rabiti est décédé dans la nuit de vendredi à samedi à 3 heures du matin à Marrakech au Maroc, son pays natal.

    Président LR du conseil départemental des Yvelines et ex-député maire de Mantes-la-Jolie, Pierre Bédier lui rend hommage dans un communiqué :

    « Hajj Mohamed RABITI était un homme exceptionnel de gentillesse et de dévouement, d’énergie et d’engagement. En permettant l’édification de la Mosquée Othmane Ibn Affane il a laissé une trace ineffaçable à la hauteur de sa piété.

    Mais la trace qu’il laissera dans nos cœurs et nos mémoires est tout aussi considérable. J’adresse mes condoléances très émues à sa famille et à la communauté musulmane de Mantes-la-Jolie et de sa région qu’il a tant servi. »

    M’Hamed Rabiti fut à l’origine en 1982 de la création de l’association cultuelle Othmane Ibn Affane dont il était le recteur. Une salle de prière implantée dans la rue Ambroise Paré au Val Fourré a accueilli pendant plus de 30 ans les fidèles pour les cinq prières quotidiennes. M’Hamed Rabiti est aussi à l’origine de la construction de la mosquée « Othmane Ibn Affane », gérée aujourd’hui par le royaume du Maroc et qui peut accueillir plus de 2000 personnes.

    mantes-actu.net

  8. Danny dit :

    Dans ma vie je n’ai pris que deux crises de rire en politique. 1) Le jour de l’élection de Flamby. 2) Le jour de l’élection de tonton à la présidence du département. J’en ai tellement ri que je m’en décroche encore la mâchoire.

  9. Steph dit :

    L’onde de choc se poursuit depuis X années, voilà une nouvelle affaire rajoutée aux précédentes. Comment ce personnage pourrait-il incarner une seconde la démocratie représentative Française ? Pourtant… Ce qui est le plus inadmissible et scandaleux, c’est que cela dure depuis des années.

  10. Un LR dit :

    Dans leur immense majorité, les Français n’ont plus confiance ni dans la classe politique, ni dans les partis. Ils les estiment malhonnêtes. Chez nous dans le 78, qui pour incarner le mieux cette déchéance de la démocratie ?

  11. Voxpopulis dit :

    République IRRÉPROCHABLE; apparemment nous n’avons pas tous la même façon de juger l’irréprochabilité en France. C’est bien connu, certains de nos dirigeants politiques N’EN ONT RIEN À FOUTRE de la République IRRÉPROCHABLE, bien trop préoccupés qu’ils sont à se fabriquer une formidable toile d’araignée pour inverser le vote des citoyens et l’histoire de la République au profit de ghettos et d’urbanisations délirantes dont personne ne veut. Donc rassurez-vous, la lutte contre l’immigration ultra illégale, ce n’est pas encore pour demain, car tout ce système politique est comparable à un minutieux procédé de grand renversement démocratique, comme si de rien n’était. D’ailleurs, au rythme accéléré où ça va dans le 78 et ailleurs en France, c’est bien connu, cela ne sert plus à rien d’aller voter pour des gens qui prouvent à chaque mandat qu’ils n’ont que peu d’intérêt pour l’histoire de France et la population de France. Et ce n’est pas pour rire…

  12. Jean Philippe dit :

    Encore du lourd ! Encore une sale affaire ! Encore un déballage dévastateur pour la justice Française qui est restée spectatrice durant 5 ans, et pendant toutes ces années ce genre de décideur influent a pu faire ce qu’il voulait comme il voulait. Ce qui explique la puissance de certains personnages dans le cadre d’un plan politique consternant soumis à une vaste entreprise du grand remplacement. Les preuves sont aussi nombreuses qu’accablantes, Gargenville en est un exemple !

  13. Lulu Mouchard dit :

    Il paraît qu’il détient des fichiers impliquant de nombreuses personnalités, ce qui expliquerait le blindage du Monsieur. Est-ce là l’arme fatale du tonton et de son réseau ? Mystère ! Une chose est sûre, la vallée de Seine est littéralement et complètement métamorphosée. La clé d’un cryptage impliquant tout un système que beaucoup dénoncent aujourd’hui ?

  14. Association Gargenville Seine Vexin dit :

    Presqu’un an après la grande campagne et les belles promesses de Yann Perron, retour à la case départ. En ce début d’année 2021, plus personne n’ignore le recul politique dont a été capable « l’enfant du pays ». La sincérité aux oubliettes ! La loyauté dans un cul de bas de fosse ! L’honnêteté à la poubelle ! La transparence aux égouts ! Ce genre de comportement ne pardonne pas ! La belle image de « l’enfant du pays » vendue aux électeurs s’est métamorphosée en une réplique de Jean Lemaire [c’est-à-dire la continuité de Nicole Delpeuch, sa véritable conviction politique, sa véritable détermination, son véritable objectif]. Pour une majorité de Gargenvillois, c’est absolument effroyable de constater qu’à chaque élection les citoyens se font voler la sincérité des municipales sur d’incroyables machinations, complots, rumeurs et trahisons pour que tout continue de la manière la plus détestable qui soit. Certes Yann Perron est sorti vainqueur, mais pas n’importe comment. 1) Uniquement par validation du gouvernement « Edouard Philippe » du 1er tour des municipales (42% de votants, merci beaucoup M. le premier ministre). 2) Par manipulation d’un face à face où bon nombre d’acteurs de l’ombre ont été d’une efficacité redoutable pour arriver une nouvelle fois à ce que les Gargenvillois subissent le retour du clan « Delpeuch », et c’est un fait indiscutable, incontournable. 3) Par empêchement d’une 3ème liste par tous les moyens d’influences possibles et machinations souterraines en tous genres destinées à discréditer un authentique mouvement citoyen. BILAN : Au 1er janvier 2021 (après 6 mois), le sauveur n’est déjà plus. Comme dans un conte de fée, il s’est volatilisé, il a laissé place à un implacable serviteur de la politique d’urbanisation de masse de Nicole Delpeuch, au service de l’OIN Bédier. Ainsi, tout est une nouvelle fois sous contrôle d’une minorité déstabilisatrice, ce qui interdit à nouveau au peuple de décider de son sort pour lui-même et par lui-même. De quoi accumuler pas mal de cauchemars !

  15. Nicole dit :

    Bédier ou pas Bédier, on ne peut pas être plus clair, il ne peut pas indéfiniment dépasser la ligne rouge. Pour faire le ménage à fond, ce qu’il faudrait, c’est que toutes les autres présidences du Pacha emboîtent le pas l’une après l’autre. Sinon c’est encore de la pub sur l’arbre qui cache la forêt.

  16. Gerald dit :

    Bravo pour le kidnapping ! En effet, sur son vélo Yann Perron est un véritable phénomène, mais que pour la « lucidité » de 30% de l’électorat, un visionnaire en somme. Gros bémol, il ne fait que du Bédier tous les jours de la semaine et toutes les semaines du calendrier depuis 6 mois pour le plus grand bonheur de mémé Delpeuch. Chaque mandat à le héros qu’il mérite, celui-ci n’y va pas avec le dos de la cuillère, mais hypocritement sans aucun respect d’une majorité de Gargenvillois. Finalement, avec lui la démocratie est aussi petite qu’avec son prédécesseur.

  17. Gilles dit :

    Yann Perron dans la ligne directe de Pierre Bédier, c’est la loi du plus petit nombre qui interdit toute souveraineté du peuple en échange d’une petite couronne au GPSO. De la bagatelle pour celui qui a tout promis pour ne rien respecter. En revanche, du côté du clan Pierre Bédier, Nicole Delpeuch, Raphaël Cognet… Yann Perron est l’héroïque vainqueur de Gargenville qui assurera le triomphe de leur politique, c’est-à-dire une urbanisation de masse, des antennes 5G, de l’insécurité et une circulation démente aux dépends de la population. Brave petit, quand on voit à quoi servent des élections dénaturées…

  18. Jackie dit :

    Il est plus que temps que Bédier prenne sa retraite, mais avant qu’il nous débarrasse de son système infernal de constructions de cages à lapins pour un grand remplacement de population. Assurément le plus grand bétonneur de l’histoire de la vallée de Seine !

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