Symbole de la bulle immobilière espagnole, l’aéroport qui se destinait à l’origine à devenir la deuxième infrastructure équivalente de la ville de Madrid (pourtant située à 200 kilomètres) pourrait être vendu à Tzaneen International, un fond d’investissement chinois.

Les Chinois, qui ont été les seuls à répondre au dernier appel d’offres, ont proposé la somme dérisoire de 10 000 euros, prétextant selon le quotidien “une zone immobilière adjacente sinistrée […] et une significative quantité de dépenses inévitables”. La proposition est si dérisoire qu’elle autorise un allongement du délai légal pour attendre d’autres offres. Pour contrecarrer la vente, le nouvel investisseur devra, selon la justice espagnole, proposer au moins 70% de la valeur de la transaction de départ, soit au moins 28 millons d’euros.

Tzaneen International a de son côté déclaré son intention de “convertir l’aéroport en ‘porte d’entrée en Europe’ de ‘diverses entreprises chinoises intéressées’ qui sont à la recherche d’une voie d’accès pour leurs marchandises.” Les Chinois ont également garanti “un investissement de 60 à 100 millions d’euros pour mettre en marche l’installation”.

L’aéroport qui n’a fonctionné que de décembre 2008 à avril 2012, et n’a vu transiter que 100 000 passagers, avait fait l’objet en 2013 d’un clin d’oeil remarqué dans le film du réalisateur espagnol Pedro Almodovar, Les amants passagers.