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26 Janvier 2019, la réponse n’est pas policière !

éborgnés 8

La répression n’est pas une réponse

Sommes-nous face à une incompréhension sociale ? Dès le 1er jour, l’État s’est donné tous les moyens d’une répression disproportionnée. Plus de 6000 interpellations et gardes à vue. Plus de 1000 condamnations à la chaîne. Plus de 2000 blessés Gilets Jaunes. Plus de 100 victimes dont la vie a basculé dans l’infirmité.

A travers toute la France, des dispositifs policiers démesurés, des arrestations préventives, des évacuations violentes, des matraquages systématiques, des tirs de LBD 40 en pleine tête, des grenades au TNT, des drones, des hélicoptères, des blindés, des patrouilles motorisées équipées de LBD 40. La désescalade n’est toujours pas à l’ordre du jour ?

Jérôme Rodriguez

Qu’est-ce qui a bien pu justifier ce “tir de défense” en plein visage alors que Jérôme Rodrigues ne représentait aucun danger à l’ordre public ? Qui a pu viser Jérôme Rodrigues ? Une gâchette facile ? Un anti Gilet Jaune ? Un Clint Eastwood ?

Samedi 26 janvier 2019 vers 16 h, cette fois c’est Jérôme Rodrigues qui a été grièvement atteint à l’œil (place de la Bastille à Paris), alors qu’il diffusait en direct une vidéo sur sa page Facebook (le tireur est toujours activement recherché par la police).

 

Faire respecter l’ordre sans mutiler, c’est possible ?

Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, que risquent les forces de l’ordre dans cette montée de violences policières hebdomadaires ? Si les violences de certains “casseurs” sont régulièrement condamnées à des peines de prison très sévères, celles des forces de l’ordre semblent beaucoup plus délicates à appréhender pour les sanctionner.

Depuis trois mois, rien encore de la part de “la police des polices”, qui enquête sur près de 120 affaires pour soupçons de violences policières sur des Gilets Jaunes, alors qu’entre le 17 novembre 2018 et le 17 décembre 2018, 216 Gilets Jaunes ont été incarcérés après comparutions immédiates. Un record absolu pour un mouvement social en France.

Le choix des mots a également une importance considérable… Peste brune, séditieux, factieux, casseurs, foule haineuse, révolutionnaires, extrémistes, comploteurs et autres noms d’oiseaux en tous genres… les CRS seraient-ils baignés dans un zèle excessif par la quantité des qualificatifs de l’exécutif ?

Justice sociale/Justice fiscale… Liberté de manifester… Sensés protéger les citoyens, depuis le 17/11/2018, finalement les CRS ont mutilé combien de Gilets Jaunes sous prétexte du maintien de l’ordre à travers toutes les contrées du Pays.

Combien de vies brisées, combien de visages défigurés, combien de gueules cassées, combien de mâchoires fracturées, combien de crânes enfoncés, combien de yeux à jamais perdus, combien de membres pulvérisés…?

Gilet jaune blessé 2

Face à la révolte des Gilets Jaunes… Que fait la Police ?

Être policier n’est pas un métier comme les autres… On en choisi la profession, on en accepte les règles, on en exige la grandeur. L’honneur de la police devant la nation, ça ne doit pas être mutiler et défigurer à vie des citoyens qui manifestent chaque semaine pour des fins de mois déplorables. C’est aussi à la Police d’exiger une réponse politique.

L’image de certaines méthodes, l’image de l’emploi de la force, l’image de certains excès, cette image déplaisante de la police face à des Gilets Jaunes qui n’ont rien dans leur frigo, tout cela est tristement vrai, plus grave, tout cela fait perdre quelque chose de très précieux, quelque chose à quoi les Français tiennent : La réputation de leur police.

 

RIC 24

Du côté de l’État… Tout a été fait pour préparer l’opinion publique à une répression sans précédent contre ceux qui luttent pour une vie meilleure. Tout est éloge sans retenue pour une police qui estropie, éborgne, tabasse sans raison et utilise une escalade répressive sans fin. Le pillage et le vandalisme gratuit en sont l’exploitation infinie pour casser l’image du Gilet Jaune qui se dresse contre l’injustice fiscale, l’injustice sociale.

Néanmoins, le choix de la force est toujours la réponse d’un pouvoir affaibli, dépassé par une exigence démocratique et d’une justice sociale venue des profondeurs du pays. Mais dans cette escalade répressive par utilisation intensive de tous les moyens de la Police, l’exécutif met en défaut les gendarmes et les policiers eux‐mêmes…

Jusque quand le choix de la répression policière ?

GSV

 

16 thoughts on “26 Janvier 2019, la réponse n’est pas policière !”

  1. Jêrome dit :

    La presse et les photographes sont également visés. «Si je montre cette blessure, c’est pour dénoncer une attaque des forces de l’ordre délibérée contre la presse», a écrit sur sa page Facebook Valentin Belleville, photographe indépendant à l’agence Hans Lucas… et il est loin d’être le seul à avoir subi des violences policières.

  2. Philippe dit :

    François Berléand sort des insanités sur les gilets jaunes…? Monsieur a des difficultés pour aller faire son golf ??? Par contre M. BERLEAN ne crache pas sur la TVA à 5,5% ni sur les aides apportées au cinéma français grâce aux impôts de ceux qui le font chier !! Plein de SOUSOUS dans ma POPOCHE !! S’il continue à vomir sur les gilets jaunes sa côte de popularité va suivre la même courbe descendante que Castaner et son idole présidentielle.

  3. Patrick dit :

    Qui est ce M. Berléand avec sa tête de constipé grassement payé bien planqué et bien friqué qui crache sur des gilets jaunes qui n’ont plus rien dans leurs frigos ? Il a PEUR de voir la fin de ses PRIVILEGES ?!!! Si ce nanti n’a plus besoin de laxatif, merci les gilets jaunes ! Une belle preuve de l’utilité des gilets jaunes pour la jolie brochette des copains soixante-huitard Goupil + Berleand + Daniel Cohn-Bendit + Dany Boon tous dévoués à la Macronie. S’ils se sentent gênés rien qu’à la vue d’un gilet jaune, il faut créer un comité de soutien pour qu’ils s’honorent de payer leurs impôts non pas aux îles Caïman mais en France. Qu’ils aillent se faire voir ailleurs, de l’air !!

  4. Flic en arrêt maladie dit :

    La justice est incroyable dans notre pays, elle réprime la légitime révolte des gilets jaunes. Et tous ces pauvres policiers qui obéissent aux ordres pour taper sur de pauvres gens, je vous plains, sincèrement. Tout cela parce que des pauvres gens ne peuvent plus boucler leurs fins de mois, payer leurs fruits et légumes et que les retraités ont leur pouvoir d’achat qui baisse depuis plus de 5 ans. Et pendant ce temps Benalla passe des contrats avec les Russes, voyage en Afrique avec des passeports diplomatiques, une carte bleue et ce coffre dont on ne saura jamais ce qu’il y avait dedans et Sarko en visiteur du soir qui fait copain/copain avec Macron… Allez bon courage dans ce monde de fous.

  5. Doucevie dit :

    Ce pays est devenu une vraie dictature, force doit rester à la loi devant des gens qui crèvent de faim ? Il ne faut pas remarquer le courage des gilets jaunes qui se battent pour le peuple qui est asservi et souffre ? Pourquoi pas des baïonnettes pour les faire rentrer chez eux pour qu’ils y restent ?

  6. Valérie dit :

    La violence des policiers dans des conditions inavouables pour un salaire de misère, obéir aux ordres de cette violence répressive sans pareil, c’est celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions de femmes et d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés pour que le système continue de plus belle.

  7. Benjamin dit :

    Soutien à 100% aux policiers ! Ils ont parfaitement le droit de taper sur ces gilets jaunes quand la situation s’empire ! La faute en incombe aux gilets jaunes qui ne sont même pas capable de se contrôler et de s’entendre entre eux.

  8. Stef dit :

    Tous les gens normaux aiment la Police ? Que des personnes genre Berléand prennent autant le parti de la police contre les gilets jaunes montre jusqu’où et dans quelle déliquescence morale certains sont tombés….La république c’est quoi ? Légitime violence contre des gens qui n’ont plus rien ? Accepter de taper sur les plus faibles pour les recadrer à accepter l’injustice sociale ? A la place des policiers, je démissionne aussitôt !

  9. PAT dit :

    Qu’ils soient Gilets Jaunes ou simples manifestants, la police, cela ne leur donne ni le droit d’agresser ni de leur lancer des grenades au TNT ni de leur tirer dessus avec des armes meurtrières. En fait en France la police est là uniquement pour donner des coups à des pauvres gens qui se rebellent contre le système ? Avec des principes pareils plus personne ne respecte la police et ça se comprend de plus en plus !

  10. Julien dit :

    J’ai lu et entendu ces derniers temps des choses inacceptables sur la haine de soi-disant élites pour les gilets jaunes et leurs revendications.. Sidérant ! Terrifiant ! Voilà hélas qui fait dramatiquement écho à certains propos de notre président parlant de lèpre populiste, de foule haineuse ou faisant allusion à « Jojo le Gilet jaune ».. Encore mieux, lors d’une conférence à des élèves de Polytechnique, M. Laurent ALEXANDRE, ex-Enarque, transhumaniste convaincu, soutien influent de Emmanuel MACRON, affirme que les Gilets jaunes, qu’il dénomme « Les Inutiles » sont des êtres inférieurs, tandis qu’il appelle les élèves des grandes écoles « Les sommités sociétales » (rien que ça) et aucune voix pour s’élever dans la salle face à de telles énormités et les 2 300 milliards de dettes à payer par les inutiles ! D’un autre côté toutes ces grandes sociétés dirigées par des êtres supérieurs, des énarques… mais qui n’ont jamais payé les impôts dont elles auraient dû s’acquitter depuis quarante ans.. Double peine pour les inutiles êtres inférieurs !

  11. Vincent dit :

    On est encore et toujours dans l’outrance ! On apprend que le boxeur Christophe Dettinger n’ira pas au conseil constitutionnel, quel dommage, surtout pour ses fins de mois ! Par contre, Alain Juppé responsable d’une montagne de casseroles et d’injustices sociales et de chaos démocratiques en tous genres sur plus de quatre décennies est prié par Richard Ferrand de bien vouloir prendre place au conseil constitutionnel pour un maigre salaire de 18 500 euros brut. A la bonne heure, la course au pouvoir à ses avantages dorés jusque dans les vieux jours des « bons serviteurs »… Bel exemple d’un énarque et beau palmarès d’un cumul de retraites, 1er ministre, ministre X fois, maire de Bordeaux, inspecteur des finances, enseignant et etc…, voilà 45 ans qu’ils se protègent entre eux et ça continue de plus belle sur le dos des pauvres gens en pleine crise des gilets jaunes et plus un kopeck pour boucler leurs fins de mois ! Elle est pas belle la vie d’un pauvre énarque politique donneur de leçons pour une dette abyssale du pays de 2 300 milliards ?

  12. Richard dit :

    Qu’on le veuille ou non, le boxeur Christophe Dettinger est entré dans l’histoire, notamment par les conditions de sa condamnation expéditive. Incarcération immédiate, volonté de toucher un symbole de la révolte des gilets jaunes, justice à plusieurs vitesses, justice de politicards à la Nicole Belloubet, justice de nantis, justice des riches, justice de grands manipulateurs de notre démocratie. Comparativement aux mutilations à vie commises par les forces de répressions, à ce jour, après 3 mois d’enquêtes « intensives », toujours aucun résultat de « la police des polices », idem pour le boxeur commandant des CRS, idem pour l’affaire Benalla maintenant arrivée au kremlin. Alors parler de justice quand ils votent entre eux une loi anti casseurs, autrement dit une loi anti gilets jaunes, la 5 ème république se montre telle qu’elle est avec l’ampleur de tous ses défauts nauséabonds que les gilets jaunes veulent définitivement abolir pour enfin plus de justice sociale. Le dégagisme pour tous les poids morts c’est maintenant !

  13. Jérôme dit :

    Pendant que les gilets jaunes crèvent la faim… Pendant que des paysans, des retraités, des salariés vivent avec 500 € et moins par mois… Salaire à vie pour les 12 anciens 1er ministres de Matignon. Édith Cresson, Laurent Fabius, Édouard Balladur, Lionel Jospin, Alain Juppé, Jean Pierre Raffarin, François Fillon, Dominique De Villepin, Jean Marc Ayrault, Manuel Valls, Bernard Cazeneuve et Jacques Chirac… Tous ravis des largesses de la république !

    Le cas du Premier ministre est plus ou moins similaire à celui des ministres d’État : Une fois parti de Matignon, ils reçoivent des indemnités de cessation de fonction équivalentes à leur salaire (21 000 euros pour le Premier ministre, 14 000 euros pour un ministre). Les secrétaires d’État ne perçoivent cependant ces indemnités que durant les six mois suivant leur départ du gouvernement. Protection et chauffeur à vie sont parmi les services accordés aux anciens Premiers ministres. Le service de protection coûterait à lui seul 66 000 euros par an et par fonctionnaire.

    Et contrairement aux membres de son ancien gouvernement, l’ancien premier ministre conserve la gratuité des transports ferroviaires ainsi qu’un bureau et un secrétaire payés par l’État. Pourvu que ça dure ! A bas les gilets jaunes !

  14. Jérôme dit :

    Pendant que nos dirigeants appauvrissent les comptes publics du pays depuis 45 ans (2 300 milliards de dettes), pourquoi les gilets jaunes devraient se serrer la ceinture et payer encore plus de taxes et d’impôts ? Président de la république, premier ministre, député, sénateur, élus, il est difficile de connaître les salaires de nos élus en activité. Évaluer les avantages accordés aux femmes et aux hommes politiques en France… la tâche est ardue, le secret jalousement gardé. Car si la transparence est de mise dans les pays anglo-saxons, où quiconque peut trouver en quelques clics les détails des privilèges accordés aux ex-dirigeants, c’est loin d’être le cas en France. Une chose est sûre, ils sont nombreux au portillon à se bousculer pour profiter des avantages de la république.

  15. Jérôme dit :

    Pendant que les gilets jaunes défilent dans les rues depuis des mois pour obtenir des miettes pour leurs fins de mois, 2 millions d’euros par an et par ancien président de la république !

    Côté avantages en nature, tous ces « ex » reçoivent des mains (généreuses) de la République un appartement ou bureau de fonction, deux fonctionnaires de police pour leur protection rapprochée, ainsi qu’une voiture de fonction avec chauffeurs et sept collaborateurs. Egalement, un ancien président de la République doit être mobile, c’est pourquoi tout ancien président reçoit deux cartes de circulation gratuite et illimitée – l’une pour la classe affaire d’Air France, l’autre pour la première classe de la SNCF.

    Au total, chaque ancien président coûterait à l’État entre 1,5 et 2 millions d’euros par an, selon une estimation de René Dosière, député PS et auteur du livre L’argent et l’État.

  16. Jean Marc dit :

    Conseil constitutionnel… Quand il s’agira d’évaluer la constitutionalité de la loi anti-casseurs, Alain Juppé saura se rappeler à qui il doit son bâton de maréchal en lieu et place de Lionel Jospin. Côté référendum, la constitution ne permet pas de poser une question d’ordre général, et avec Laurent Fabius à sa tête, le conseil constitutionnel est devenu une véritable monarchie et c’est lui qui dirige tout, les autres suivent ! En vieux renard, Alain Juppé en gardien vigilant de Macron devra donc réussir là où Lionel Jospin a échoué.

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