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20 avril, pas d’amnistie pour les Gilets Jaunes

GJ tour Eiffel

Gilets jaunes : la police a arrêté plusieurs journalistes à Paris

L’acte XXIII du mouvement a été marqué par l’arrestation à Paris de deux journalistes. Deux tirs de LBD auraient également touché deux autres reporters.

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La presse, cible des forces de l’ordre  ? L’acte XXIII des Gilets jaunes a connu un tournant inhabituel avec l’arrestation de plusieurs journalistes dans la journée, d’après différents témoins. Deux reporters indépendants ont été arrêtés par la police à Paris lors de ce nouveau samedi de mobilisation. De nouvelles violences ont émaillé la manifestation dans la capitale, notamment place de la République où la tension est montée d’un cran.

 

Acharnement contre les Gilets Jaunes ?

Pas d’amnistie pour les Gilets Jaunes, mais des arrestations, des coups et de la misère supplémentaire !

La police

La répression contre les Gilets Jaunes ne cesse de stupéfier. Le mot d’ordre est à la criminalisation.

Faire peur pour qu’il y ait de moins en moins de Gilets Jaunes. Une position peu surprenante pour un gouvernement qui, depuis six mois, se donne comme objectif de condamner un maximum de manifestants Gilets Jaunes et de se servir de la répression judiciaire comme outil de dissuasion.

Sur le terrain, la répression policière est fortement utilisée pour décourager les manifestants : Traumatismes crâniens, jambes et mains arrachées, yeux crevés, autant de blessures de guerre qui se comptent par centaines depuis le 17 novembre. Mais l’autre aspect qui frappe les Gilets Jaunes est la répression judiciaire, tout aussi inquiétante.

Crâne défoncé

Le 8 décembre dernier, en marge d’une manifestation de « gilets jaunes », Maria, 19 ans, d’abord touchée par un tir de lanceur de balles de défense (LBD) à la cuisse, la jeune femme, qui s’est écroulée à terre, a été alors violemment matraquée et frappée à coups de pied à la tête par des policiers. Son cerveau, notamment, a été endommagé (Médiapart 30 avril 2019).

 

En outre, c’est 1800 condamnations contre les manifestants, plus de 8000 arrestations, 7500 gardes à vues, 1796 condamnations, plus de 350 personnes incarcérées,  et près de 1500 dossiers sont encore en attente de jugement.

Tels sont les chiffres éloquents de la répression judiciaire du mouvement des Gilets Jaunes à la mi-février, alors que nous sommes à la mi-mai. Une justice au caractère exceptionnel et sur laquelle la pesanteur de l’exécutif se fait sentir, le tout de façon à briser la protestation des Gilets Jaunes de manière définitive.

Par ailleurs, la crainte de répercussions sur les élections européennes entraîne une volonté de casser le mouvement par un usage dégradant et abusif de l’appareil juridique. Les interprétations avancées pour légitimer cette justice sommaire sont au mieux accommodantes, voire idéologiques ou instrumentales.

Les vagues d’arrestations préventives, pour rappel, 5000 gardes à vues lors de la seule mobilisation du 8 décembre 2018, dont une infime partie (la plupart des gardes à vues étant établies sur des motifs aléatoires), ont été prises en charge en comparution immédiate dans les tribunaux correctionnels.

Mis en défaut par l’ampleur du constant soutien aux Gilets Jaunes (véritable adversaire politique du gouvernement), l’exécutif a choisi de traiter le problème sur le terrain du judiciaire, déviant ainsi les revendications du mouvement.

En même temps, l’exécutif entame une campagne de criminalisation de la contestation. Car il est bien plus aisé de sensibiliser l’opinion publique sur intox de radicalisation, d’extrémisme ou de violence, une fois qu’on a extrait le contexte socio-politique explosif dans lequel tous ces phénomènes s’inscrivent.

Derrière le paravent du “maintien de l’ordre” se tient tout un attirail répressif qui a pour but de neutraliser “l’ennemi Gilet Jaune”, dont on sait qu’il sera difficile de venir à bout par des moyens démocratiques et conventionnels.

Des groupes d’avocats “Robes noires en gilets jaunes” ont été créés pour dénoncer la répression massive et la quantité de peines exorbitantes pour des infractions imaginaires, le tout accompagné de procédures bâclées. Christophe Dettinger, dont le procès a eu lieu et qui a écopé d’un an de prison ferme, n’est en effet qu’un exemple parmi d’autres. Un jeune homme, dont le casier judiciaire était vierge, prenait également quatre mois de sursis, après avoir été arrêté par la BAC fin décembre alors qu’il tentait juste de quitter une manifestation, et que la police n’était pas du même avis.

L’objectif est ainsi de punir le simple fait de manifester, et de tenter de décourager par la peur et la frayeur un mouvement qui a montré qu’il pouvait faire reculer le gouvernement.

C’est bel et bien une justice de classe qui réprime les Gilets Jaunes, car à côté de ces milliers de personnes arrêtées et condamnées pour des broutilles, Benalla et compagnie dont la montagne de preuves prouvant sa culpabilité (qui ne cesse de s’accumuler), n’est toujours pas fermement inquiété par la justice.

C’est cette même justice, par le biais du Conseil d’Etat, qui s’est également prononcée contre l’interdiction des tirs de LBD 40, tout simplement parce que cette arme de guerre est responsable de centaines de mutilés depuis le 17 novembre, et bien avant. Et c’est toujours cette même justice, prétendument “neutre”, qui a ordonné les perquisitions du journal Médiapart suite aux révélations sur Benalla.

C’est donc contre cette répression massive sans précédent et éminemment politique qu’une tribune intitulée “Exigeons l’amnistie des Gilets Jaunes” avait été lancée par un grand nombre de personnes de tous bords, écrivains, réalisateurs, philosophes, avocats et politiques, tels que Alain Badiou (philosophe), Gérard Filoche (membre de la CGT), Olivier Besancenot (NPA) ou encore Frédéric Lordon (philosophe et économiste).

Ils y interpellent le Président de la République : « nous appelons le Président de la République, Emmanuel Macron, et son Premier Ministre, Edouard Philippe, à mettre à l’ordre du jour une loi d’amnistie en faveur des hommes et des femmes aujourd’hui persécutés, mis en examen, ou détenus pour avoir participé à ce mouvement social d’ampleur historique. ».

Face à cette répression, sans précédent, aussi bien physique que judiciaire, il nous faut exiger la libération et l’abandon des poursuites pour tous les Gilets Jaunes, condamnés à de la prison ou autres peines pour avoir osé relever la tête et défendre leur condition de vie ! (Sources : Médiapart / Révolution permanente)

 

Amnistie pour tous les Gilets Jaunes !

 

3 thoughts on “20 avril, pas d’amnistie pour les Gilets Jaunes”

  1. Lucie dit :

    Moi je veux bien aller voter si c’est pour tout changer. Maintenant, si c’est pour se faire arnaquer comme d’hab, je préfère rester chez moi plutôt que de passer pour un idiot. Que l’on vienne d’abord m’expliquer pourquoi ça se passe comme ça pour les gilets jaunes et pourquoi ça se passe comme ça pour les zélites du pays !

  2. Loïc dit :

    Pauvres gilets jaunes, ils en prennent plein la tête et après quoi ils vont au violon ! Comme quoi la France est bien sur la corde raide. Mais dîtes-moi, dans chaque révolution, c’est les gouvernants ou c’est le peuple qui gagne ?

  3. Paul dit :

    M’enfin ! Pourquoi voudriez-vous que les gilets jaunes obtiennent une amnistie dans un pays où on est dirigé par une minorité de 20% ? Si encore c’était pour grandir le pays, mais non, c’est pour le désindustrialisé pour plus de pauvreté !

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